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Gérard
de Nerval (1808-1855), médaillon de Jehan du Seigneur, 1831,
(Square Saint-Jacques) |
En somme, l'Orient n'approche pas ce rêve éveillé
que j'en avais fait il y a deux ans, ou bien c'est que cet Orient-là est
encore plus loin ou plus haut, j'en ai assez de courir après la poésie
; je crois qu'elle est à votre porte, et peut-être dans votre lit.
Moi je suis encore l'homme qui court, mais je vais tâcher de m'arrêter
et d'attendre." Nerval, Lettre à Jules Janin. |
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Cyprian Kamil Norwid (1821-1883)
(Square Cyprian-Norwid, 75013) |
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"Le présent est le lieu où s'engendre l'avenir. « Le but de l'histoire consiste à rendre le martyre superflu sur terre », y parvenir représente, selon Norwid, le seul critère du progrès. Ses œuvres majeures sont : deux recueils de poésie, Rapsodie funèbre à la mémoire de Bem (1851) et Vade-Mecum (1866) ; un long poème philosophique, Qu'as-tu fait à Athènes, Socrates ? ; des essais sous forme de mémoires, Fleurs noires-Fleurs blanches (1856-1857) ; un recueil de nouvelles, la Trilogie italienne (1864)."
Extrait d'un article (Larousse) du web |
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Charles Perrault (1628-1703), par Gabriel Pech, 1908, avec une ronde d'enfants et le Chat
Botté.
(Jardin des Tuileries) |
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Alexandre Pouchkine (1799-1837),
(Square des poètes)
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Arthur Rimbaud (1854-1891), par Jean Ipoustéguy, 1984, sur le thème de l'Homme
aux semelles de vent
( boulevard Morland) |
Rimbaud,
de Charleville à Charleville
Sculpture
de Michel
Gillet (1991)
Pour terminer, formulons une hypothèse sur la destinée de Rimbaud. On lui prête, avons-nous dit, deux ou trois vies résolument distinctes. En effet, ce collégien sage aurait d’abord opéré une première conversion et serait devenu un adolescent « illuminé » ; puis, au prix d’une deuxième conversion ou plutôt d’une franche mutilation – il se serait mué en un « philistin » pour le restant de ses jours.
Beaucoup de rimbaldiens ne cherchent pas à résoudre ces contrastes ou ses contradictions. Est-ce prudence ? Généralement, non. C’est que la destinée de Rimbaud, par le moyen de ces avatars successifs, gagne en pathétique, et sa carrière de poète en fulgurance météorique.
A-t-on lu Rimbaud ? Suivi de l’affaire Rimbaud, Robert Faurisson, 1991.
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Pierre
de Ronsard (1524-1585)
par Rousaud (1928)
(Place Marcelin-Berthelot)
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Mais comme il n’y a point au monde de repos si bien établi qui n’ait ses traverses, à peine notre grand Ronsard eut-il imposé silence aux adversaires de sa gloire naissante, qu’après la mort du roi Henri II et sous le règne du roi François, les troubles pour la religion commencèrent à s’élever en France, ce qui donna sujet à Ronsard de s’opposer par ses écrits aux erreurs de l’opinion nouvelle et, dans le dessein de faire rentrer chacun en son devoir, de publier des remontrances, qui furent jugées de tant d’efficace, pour combattre les ennemis de la religion et peut-être de l’Etat, que comme le roi et la reine sa mère l’en remercièrent publiquement et comme le pape même Pie V l’en remercia par lettres et bulles expresses, aussi ceux de la religion réformée commencèrent à l’attaquer et à composer conte lui des vers si piquants et si satiriques, même si pleins d’horribles calomnies, que ses amis d’abord l’estimèrent bien malheureux d’avoir attaqué le premier et de s’être volontairement rendu l’objet de la moquerie.
Pierre Colletet, Pierre de Ronsard « Ses juges et ses imitateurs", Paris, 1983.
Vers
Ronsard (une carte postale originale) :
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Jean-Jacques Rousseau (1707-1788),
( Ermenonville) |
"Je
forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura
point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute
la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi."
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions.
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Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869),
par Denys Puech
( Jardins du Luxembourg) |
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George Sand (1804-1876),
marbre
par François Sicard, 1901
(Jardins du Luxembourg)
Ci-contre
: Frédéric Chopin par Georges Dubois, 1900
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"C'est
de vous que je rêve quand je m'éveille trempée de sueur, vous
que j'appelle quand la nature sublime chante des hymnes passionnés et que
l'air des montagnes entre dans mes pores par mille aiguilles de désirs
et d'enthousiasme."
Correspondance, à Michel de Bourges. |
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Jean-Paul Sartre (1905-1980),
par Roseline Granet,
(Rue Vivienne,
jardin de la bibliothèque
nationale
)
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Le
22 juin, Sartre est capturé quelques heures avant l'armistice. Pendant
les deux mois qu'il passe dans la caserne Haxo de Baccarat en Lorraine, il lit.
Puis, à la mi-août, c'est le transfert en Allemagne, à Trèves,
dans un camp de vingt-cinq mille prisonniers. Dans l'abattement général,
Sartre reste serein.
Album
Sartre, Annie Cohen-Solal.
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Comtesse
de Ségur (1799-1874), née Rostopchine, par Jean Boucher,1910,
(Jardins du Luxembourg) |
"20
janvier 1841
J'ai fini la
première partie de Mathilde. J'aime particulièrement la scène
où la méchante tante fait couper les longs cheveux de la petite
fille. Cela me rappelle tellement mon enfance !
"Mon Dieu ! Que cette
petite a l'air stupide avec ses grands yeux hébétés et ses
cheveux qui lui tombent sur le front !
Allons !
Allons ! Il faut lui
couper ces cheveux-là tout en rond, comme ceux d'un garçon;"
On croirait entendre ma mère.
D'après La Comtesse de Ségur ou l'enfance de l'art, Claudine Beaussant.
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Stendhal (1783-1842),
médaillon en bronze
par Rodin
d'après David d'Angers.
(Jardins du Luxembourg)
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(Après
son séjour en Italie) Stendhal "exilé" en France devient
Parisien le 21 juin 1821 ; or il n'avait jamais aimé Paris. Paris ville
"étroite", "patrie du genre petit" ; il y sent toujours
plus ou moins une suffocation, une nausée, un état désastreux
de haine et de tension ; et il sera neuf ans "parisien".
Stendhal
ou Monsieur moi-même, Michel
Crouzet.
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Claude Tillier (1801-1844),
(Clamecy)
Photos offertes |
Voir "Claude Tillier, auteur de Mon oncle Benjamin" |
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